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 Ah Je Reste Là, Là, Reste Là La Bouche B } libre

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Imogen P. Donatelli
Ariel-Imogen ♓ Portée disparue Où étais-tu, sirène allu-mée △ J'entends crier

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MessageSujet: Ah Je Reste Là, Là, Reste Là La Bouche B } libre   Jeu 3 Jan - 0:11



Imogen ne savait pas vraiment l'heure qu'il était, tôt surement. Certains écrivains étaient déjà debout, d'autres dormaient encore, peut-être pour se persuader qu'ils n'étaient pas enfermés dans un vieux théâtre en ruine mais bien dans un rêve ou plutôt un cauchemar qui se terminerait une fois qu'ils se réveilleraient, pourtant, l'illusion était bien réel. Elle n'avait pas faim, elle n'avait jamais faim, c'était presque si elle se forçait à manger au moins pour ne pas tourner de l'oeil ou devenir squelettique. Elle n'avait encore rien écrit sur le petit carnet qu'elle avait emmené avec elle, elle préférait découvrir les lieux. L'aventurière qui était en elle pouvait s'épanouir et s'émerveiller à nouveau dans cet endroit figé dans un temps ancien. Elle ne s'était pas changée depuis la veille voir plus longtemps, en même temps si elle se changeait tous les jours elle risquait d'être rapidement en manque de vêtement propres. Sa longue jupe en coton brun descendait jusqu'en dessous de ses genoux telles les jupes des bohémiennes. Son haut n'allait pas du tout avec le bas. Un chiot figurait au milieu d'un colle-roulé bleu clair et semblait implorer le ciel de le détacher de ce vêtement pour aller vivre une vie de chien comme il l'aurait fait si on n'avait pas placardé sa photo sur une série de hauts horriblement laids. Une paire de bottines usées en cuir grisâtre dépareillait encore plus sa tenue. Elle portait une sorte de châle espagnol brun à frange qui cachait un peu l'affreux pull qu'elle avait trouvé au fond de sa valise. Quelques bracelets brésiliens entouraient son poignet fin et coloraient un peu son accoutrement du jour. Elle s'accordait parfaitement avec le ton du théâtre dont toutes les couleurs semblaient délavées, poussiéreuses, effacées pas le temps.

Elle n'alla pas saluer ses collègues de plume, non, elle se dirigea directement vers une sorte de couloir illuminé par une ampoule nue dont la lumière vacillait telle la flamme d'une bougie. Le couloir passait de la lumière à l'ombre selon l'envie de la vieille ampoule du plafond qui n'en faisait absolument qu'à sa tête. Imogen n'y prêta pas attention, ses yeux s'adaptaient dans toutes situations. L'ombre ou la lumière, peu lui importait, elle voulait simplement traverser le couloir. Elle prenait son temps et caressait du bout des doigts les tapisseries anciennes et humides du théâtre. Ses pas n'étaient pas audibles, elle se déplaçait dans le plus pur des silences, tel un chat qui ne veut pas qu'on la remarque. L'ampoule fini par se décider et s'éteignit pour de bon, elle avait enfin prit une décision. Imogen quant à elle se trouvait devant un choix à faire, deux possibilités s'offraient à elle : une porte qu'elle avait déjà emprunté menant aux sanitaires ou une autre qu'elle n'avait jamais franchi. Elle ne mit pas longtemps à choisir la porte menant vers l'inconnu, après tout elle aimait découvrir des choses alors autant affronter le danger de la nouveauté. Elle posa doucement ses main sur chacune des poignées de la double porte et ferma les yeux. Ce qu'elle sentait était froid, oui, les poignées étaient glacées. Elle les descendit et poussa les portes en rouvrant les yeux lentement comme si on lui avait fait une surprise qu'elle devait découvrir uniquement au moment venu.

Elle se retrouva dans la salle de la scène de théâtre. Elle venait en fait de trouver une autre entrée pour s'y rendre. Elle n'avait pas fait une grande découverte. Sur le coup elle en fut assez déçue parce qu'elle pensait vraiment découvrir une nouvelle pièce du théâtre en poussant les portes aux poignées froides. Elle soupira et posa ses mains devenues glacées au contact des poignées sur ses hanches pour manifester son ennui. Elle commença tout de même à se promener entre les sièges. Elle les caressait comme elle l'avait fait avec les murs du couloir qui l'avait mené jusqu'ici. Rien n'avait changé depuis la dernière fois, tout était toujours à la même place. Les rideaux rouges étaient baissés comme la dernière fois qu'elle était venue, personne ne semblait les avoir relevés ne serais-ce qu'un instant. Elle avait toujours adoré aller au théâtre voir des pièces et des comédies musicales. Marguerite l'y emmenait souvent parce qu'elle avait de nombreux amis haut placés qui lui offraient des places dès qu'ils le pouvaient. Imogen n'avait encore jamais écrit de livre à propos d'un théâtre, peut-être qu'elle devrait s'inspirer de celui-ci pour son prochain livre. Elle continuait d'avancer entre les rangées de sièges rouges immobiles, sans vie, et ferma les yeux tout en continuant d'effleurer le tissu doux. Elle constata étrangement que l'un des sièges avait été ouvert et ce récemment parce que lors de sa dernière visite aucun siège n'avait été ouvert. Quelqu'un de frustré avait dû donner un coup de lame dedans. Elle ne s'y attarda pas longtemps et fini par s'asseoir sur un siège au milieu de la salle. Elle avait une vue d'ensemble de la scène et des autres places, sauf celles derrières elle. Elle bascula la tête en arrière et contempla le plafond de la grande pièce.

Un bruit feutré fit remuer son oreille gauche et elle ouvrit les yeux, sortant de ses pensées qu'elle avait laissées flotter imaginant ainsi assister à une pièce de théâtre en ce lieu même. Quelqu'un venait d'ouvrir la porte par où elle était entrée la première fois qu'elle était venue pour découvrir l'immense pièce dans laquelle elle rêvassait à présent. Elle essaya de se cacher tant bien que mal entre les sièges en faisant le moins de bruit possible. Elle ne voulait pas qu'on la voit parce qu'elle se considérait comme une petite souris invisible, surtout quand elle s'éloignait du groupe. La personne qui venait d'entrer semblait se diriger vers la scène et Imogen essayait de suivre son déplacement à l'oreille bien que le bruit des pas de l'inconnu étaient presque inaudibles. Imogen jeta un coup d'oeil entre deux fauteuils, histoire de voir qui venait d'arriver et surveilla la progression de la personne qui venait d'entrer jusqu'à la scène où elle se dirigeait.
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