AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
N'oubliez pas de voter pour le forum !
Pensez à bien lire les questions/réponses ici

Partagez | 
 

 Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Vilmer B. Cunningham
LE SAINT DU PÉNITENCIER

avatar

MESSAGES ⊱ : 131


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Jeu 9 Fév - 14:41

Quelque part, à côté de chez vous, on peut trouver des gens bizarres. Des femmes psyché-rigides ou paranoïaques, des hommes sadiques ou malchanceux, d'autres plus ou moins navrés de devoir faire des courses pour leur maman adorée. Ce qui est génial c'est d'avoir à côté de chez soi ce genre de personnes complètement différentes. Munissez-vous de jumelles, d'un télescope si vous préférez dix fois plus la lune que les filles en tenue de bain. Ce n'était pas le cas de Deryck Dustin, notre héros de l'histoire.

Deryck était un homme qui paraissait avoir dix-sept ans, mais il en avait huit de plus. Dans sa chambre, à côté de chez vous, ses chaussures étaient moites, on sentait la puanteur de la malbouffe mélangée à un parfum masculin immonde. L'état de la pièce était pourtant propre, contrairement à ce qu'on pourrait croire voir : les affiches, les livres, les bandes-dessinées et les chaussettes traînaient par-ci par-là, mais c'était tout. Il prenait soin de ranger ses affaires dans l'armoire, ses papiers et ses dessins pornographiques dans un dossier confidentiel, mais il ne lui venait pas l'envie d'arranger son lit pour pouvoir y dormir quelques heures plus tard. Deryck se réveillait plus tard que vous, travaillait deux heures de moins que vous et dormait trois heures de plus que vous. Il passait la plupart de ses soirées et de ses matinées dans le noir, les volets fermés, invitait ses camarades pour pouvoir jouir du monde à part que rejetait la pièce dite « de supplice », un univers plus noir et moins indulgent que le vôtre. Il n'y avait pas de couleur dans cette pièce, le rouge contrastait seulement avec le fin éclairage du soleil ou de la lune. Il faisait littéralement noir mais Deryck connaissait la disposition de la pièce par cœur. C'est bien, il ne pouvait marcher sur les pieds de personne. Mais qui empêchait les autres de lui marcher sur ses pieds, à lui ? Bon Dieu de merde.

Une chose que tout le monde sait de lui : c'est un jeune homme discret et psychologiquement manipulé par l'ombre. Un sataniste, si vous préférez. Il dit vouer un culte à la mort. Il habite dans une petite, toute petite maison gardée de loin par ses parents. Un endroit visité par des venues toute sorte, et c'est ce qui intriguait ses voisins. « La petite, c'était une étudiante qui me conseillait beaucoup. Je l'imagine comme ma propre petite fille. Je ne sais pas ce qu'elle fait dans cette maison, elle doit être malade. » dit Mamie d'en face à son frère qu'elle a épousé.

Une chose que tout le monde ignore de lui : Il a participé aux meurtres d'une dizaine de personnes, principalement des étudiants et des chômeurs, un type de victime au statut social parallèle au sien. Sauf que Deryck avait trouvé un job pas très sympa ; il y coupait du bois, construisait des meubles. On s'y croirait en prison. Un jour, un vieux type avec un chapeau et un sceau sur son costume vint le déranger pendant qu'il mesurait une plaque de cinq fois la taille de son rat.
    - Monsieur Dustin ?
    - Ouais.
    - J'aimerais vous parler deux minutes.
    - Vous voulez dire dix minutes. J'ai pas le temps, je travaille, là.
    - Ça ne sera pas long, je crois que vous mettrez plus de temps à faire vos lacets qu'à entendre ce que j'ai à vous dire.
Il regarda ses lacets emmêlés d'une si étrange manière qu'on n'aurait su comment ils en étaient arrivés à ce chef-d’œuvre. Il lui dit droit dans les yeux « je vous suis » en mettant sa capuche sur son crâne presque rasé. Et c'est là que les emmerdes ont commencé. Il a fini dans un entrepôt où l'air glacial était sa torture, attaché à un chaise en acier, bien fraîche.
    - Vous nous donnez des réponses concrètes ou c'est quelqu'un d'autre qui périra à votre place.
    - Tant mieux pour moi.
    - Ne soyez pas naïf, monsieur Dustin, quelqu'un que vous connaissez. Au fait, comment va votre mère ?
    - Z'êtes con de me donner cet indice. Il vous faudra assumer le meurtre, les conditions minables dans lesquelles vous m'avez mis. Pour peu, vous serez au chômage bientôt.
Il sourit d'un rire malin. Il savait qu'il allait faire de ce shérif sa prochaine victime, il le savait avant même que ce vieux croûton ait pu penser : « J'aurai ta peau, petit con »...

Monsieur le Pathétique se trouve dans la cuisine, sans aucune idée noire derrière la tête. Il a faim, c'est tout. Il prend une pomme bien verte et croque dedans de façon brutale. On voit apparaître aussitôt un visage intrigué : il vient de tracer une sorte de cœur qui l'interpelle mais le laisse finalement indifférent. Il pense rester seul un instant pour découvrir l'installation peu originale de la pièce. Il n'est pas encore allé dans le dortoir, sa chambre ou son studio, mais l'ambiance de la cuisine lui donne une idée brève d'un endroit maudit, le genre d'endroit qui cache des choses à découvrir. Il y a peu de lumière, les volets sont fermés. Monsieur le Pathétique y va pour les ouvrir, plissant aussitôt ses yeux aveuglés par une lumière jaunâtre qui ne parcourt que deux mètres de la cuisine seulement, principalement la longue table à découper la viande. C'est génial, ils iront fondre sous le soleil lorsqu'ils mangeront le midi, et le soir venu, leurs yeux seront ivres à cause de la lumière de la lune.

Déjà quelques uns de la troupe qui viennent par là. Monsieur croyait être le premier à pénétrer les couloirs qui mènent à la cuisine. Ça s'agite, ça discute, ça dit des « oh le placard ! » et des « quel endroit ! ». Ils ignorent que monsieur le Pathétique reste cloîtré dans la cuisine comme un con, mais ils comprendront qu'il voulait attendre qu'on lui dise bonjour. C'est ça. Qu'on lui demande si ça va bien, et combien d’œuvre il a tenté de publier, et quel est son sujet favori, et c'est partie pour une description sans fin de la culture littéraire américaine. Dans tous les cas, il n'hésitera pas à raconter sa phase pénitentiaire, l'époque durant laquelle il a imaginé la nombreuse partie de ses œuvres. Parce que monsieur se sent fière de lui, il pense que son histoire est bonne à raconter et qu'on va l'aimer parce qu'il a su écrire en prison.

Le dos et les cheveux d'une jeune femme apparaît. Il ne voit pas son visage. Il avance donc en gardant le couteau de cuisine qui lui servait à découper sa pomme en morceau serré dans sa main - le gros couteau de cuisine pour la petite pomme. Sa main blanchit presque. Il s'approche toujours à pas lents de la chevelure blonde. Un mètre, deux mètres, cinq mètres. Le voilà derrière la jeune femme. Ses cheveux ondulés lui donnent envie de les serrer aussi fort que son couteau, et de lui faire peur. Juste peur. Il veut savoir comment elle réagirait face à un homme qu'elle n'a jamais vu qui lui tend un couteau près de sa joue sans rien dire. Rencontre originale, voyez-vous, monsieur le Pathétique adore se soumettre à ses envie d'effrayer la gente féminine. Sa carrure d’athlète macho met en avant sa particularité à faire savoir son côté dédaigneux. « Bouh » pense-t-il dire simplement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://there-will-be-blood.forumgratuit.org

L. Penthesilea Delacroix
POUPÉE BRISÉE ϟ j'étais immortelle, car tu m'as donné des ailes

avatar

MESSAGES ⊱ : 94


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Mer 15 Fév - 12:38

« Un, deux, trois, nous irons au bois.. »

La grande cheminée était allumée. Je crois que ça fait près de deux-cent tic tac que je la fixe sans trop bouger. Le feu est fa-sci-nant. Il bouge, il danse, il s'élève puis se cache. Le feu est une constante évolution. Une évolution de l'évolution de l'évolution.
C'est Mr. Whittier qui m'a sorti de mes pensées, son lourd fauteuil en fer grinçant quand il est arrivé. J'ai tourné la tête et je l'ai vu, lui, tourné vers la fenêtre, un paquet de je ne sais quoi sur les genoux. Il y plongeait sa main et sortait de grosses poignées de je ne sais toujours pas quoi qu'il avalait d'une seule traite. J'ai souri, puis je me suis levé. J'ai essayé de voir ce qu'il regardait, c'est comme si il voyait une montagne de bonbons dans le jardin, à la place de l'arbre – j'adore les bonbons.
Et c'est ainsi que Mr. Whittier me força – il m'a forcé, vous êtes témoins! – à déambuler vers les cuisines. Je me plaçais avant à ses côtés et me penchais, de façon à ce qu'il ait mon visage juste devant le sien. Un large sourire étira mon visage et je lâchais un « Bonne journée! ». Puis je m'en allais.
Je traversais les couloirs, passais au premier étage me changer – maintenant que je n'étais plus devant le grand feu du salon, j'avais froid. J'enfilais rapidement une paire de collants chauds et une jupe, ainsi qu'une veste en sweat – trop grande. Je refermais la porte, la verrouillais et partais d'ici aussi. Quand j'arrivais devant ce que je devinais être la cuisine – c'est ce qu'indiquait une petite plaque en bois –, une tonne de monde y était déjà. Et vas-y qu'ils s'émerveillaient, lâchaient des exclamations dans tous les sens – ils essayaient surtout de se rassurer et se dire qu'ils ne seraient pas si mal ici, même s'ils sentaient le piège se refermer sur eux. Voyant que je ne passerais pas cette barrière humaine, je tournais à gauche et partais dans la réserve. J'y trouvais tout ce dont je rêvais, mais repartais avec des cerises, une fleur – une rose rouge, je ne sais pas ce qu'elle foutait là – et une pomme dure, que je couperais avec un couteau. Et puisqu'il n'y avait pas de petit couteau, j'en pris un à boucher, puis je partais vers la cuisine. Et grâce à mon couteau, je me frayais un chemin plus facilement que je ne l'aurais pensé. Il y avait des placards, dans cette cuisine. Il y avait une gazinière, dans cette cuisine. Et une table, et des chaises. Rien d'assez exceptionnel pour s'extasier comme ils le faisaient. Je me mettais devant la fenêtre, puis fouillais quelques placards. J'avais oublié ma pomme je ne sais où, et plaçais la fleur dans mes cheveux, derrière mon oreille. En plongeant ma main dans ma poche, j'y retrouvais les quelques cerises que j'y avais mises. Je les prenais par la queue et les mettais dans ma bouche sans les avaler, laissant ce par quoi je les tenais en dépasser. Puis je chantais. « Quatre, cinq, six, cueillir des cerises. »
Le paysage extérieur semblait figé dans le temps. C'est comme si ici, le temps de passait pas, même pas lentement. Et les trois mois ne passeraient donc jamais. Jamais.
Mes cerises n'avaient pas bougé, et je sentais quelqu'un dans mon dos. Je ne bougeais pas, jusqu'à apercevoir – deviner, plutôt – un visage dans la vitre, et un couteau devant ma joue. Et tout ce que lâcha ce connard était un « Bouh ». Je ne sursautais pas, je ne bougeais pas. « Sept, huit, neuf, dans mon panier neuf. » Au lieu de ça, de gueuler et d'avoir peur, je me mettais à rire. Doucement, puis de plus en plus fort, jusqu'à éclater de rire à en pleurer. Et d'une traite, j'avalais la paire de cerises, arrachant la queue avec mes dents. Je me retournais et le regardais, puis le couteau.

« Vous avez l'air charmant, hein, mais … c'est possible d'enlever le couteau? De toute façon, j'aurais mauvais goût, je bouffe que du gras! »

Peut-être qu'en ragoût ou en tourte à la viande je pourrais être mangeable. De la viande d'écrivain, ça doit pas être bien tendre et rien que le nom ne donne pas envie, mais je suis sûre que Lovett et Todd s'en seraient donné à cœur joie.
J'enlevais la rose de mes cheveux et la mettais dans les siens. « Dix, onze, douze, elles seront toutes rouge! » Je pouffais de rire.

« Je sens qu'on va s'ennuyer ici... »

Je lui souris.



déjà tout petit j'aimais bien les monstres (...) aujourd'hui encore j'aime bien les monstres; les trucs étranges, orange et qui dérangent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Vilmer B. Cunningham
LE SAINT DU PÉNITENCIER

avatar

MESSAGES ⊱ : 131


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Jeu 1 Mar - 0:05

« Des cicatrices sur la tempe, sur sa lèvre éclatée, voilà comment le jeune homme s'est présenté dans le noir, tout seul, dans sa petite maison. Il ouvre la porte, elle est restée entrouverte. Il pénetre calmement dans le noir, en prenant garde parce qu'au fond de lui il a désormais peur qu'un autre flic le tabasse pour l'emmener dans un endroit paumé. Il glisse, ce con. Il ne prend pas la peine d'allumer la lumière, il sait déjà qu'il s'agit d'une flaque de sang, ses mains aplatissant le sol gluant. »
« Vous avez l'air charmant, hein, mais... c'est possible d'enlever ce couteau ? De toute façon, j'aurais mauvais goût, je bouffe que du gras. »

Il pense qu'au contraire elle pourrait donner bon goût. La jeune femme, la très, très jeune femme, elle a une peau de bébé et le teint blanc. Monsieur le pathétique analyse tout ceci en moins de cinq secondes, il ne lui donne pas plus de vingt-cinq ans. On l'appellera alors la gamine, et ça plaira à Monsieur l'pathétique. En revanche, sa bonne humeur dans un endroit si vide, clos, le met, lui, de mauvaise humeur, le déprime. C'est comme si elle n'avait pas conscience de l'ennui terrifiant qu'allaient apporter ces prochains séjours. Bref, la gamine serait selon Vilmer un « chouette » surnom. Il pose le couteau pour ne pas l'effrayer d'avantage. Le jeu est terminé.

Mais là-voilà qu'elle s'amuse encore, qu'elle rit en pleure, en mettant une fleur dans les cheveux de Vilmer. Ça tient bien, en plus. Mon Dieu, que ça le rend beau. Il est gêné, il se sent plus pathétique. Il doit assumer parce qu'il l'a laissée faire, il l'a laissée le toucher, Monsieur le pathétique, d'habitude, n'apprécie guère qu'on le touche. Peut-être est-ce une exception parce qu'elle a un visage bien trop plaisant — on sait bien que s'il aurait attrapé son poignet, elle aurait pleuré comme une enfant. Mais ça n'engage que lui. Il fronce les sourcils mais avec un beau sourire, un rire caché. Attache-toi, jolie colombe, tu vas entendre la voix de Vilmer, hélas le premier son est une grossièreté.

« Merde, qu'est-ce que tu fais ? »

Qu'est-ce que tu fous ? C'est pas mignon, venant de ce type vulgaire, sans aucune histoire avec les femmes ? Il est obligé de sourire, mais cela ne dure pas plus de cinq secondes. Rien ne dure plus de cinq secondes. En revanche, la demoiselle rit encore, il ne sait pas ce qui la rend si « heureuse ». Elle est enjouée, et c'est tant mieux, elle est belle. Une colombe dans un cimetière, c'est presqu'un paradoxe. Si cet endroit l'amuse, laissons-là l'exprimer et s'envoler de ses propres ailes.

« Je sens qu'on va s'ennuyer ici. »

« Bien sûr qu'on va s'emmerder. Cet endroit nous fait déjà nous sentir introvertis. Mais si tu montres ta bonne humeur, les gens seront contents. »

Avec une pointe d'ironie. Et toujours à changer de simples mots en des termes plus grossiers, comme s'il se foutait des qualités qu'on pourrait lui attribuer.

« Et puis, tu vois, tu me fais penser que les gens ici sont tous à se cacher pour sympathiser avec le premier venu, et ça me fait chier. » Vexant, Monsieur ? C'est ce qui le fait sourire à cet instant-là. Pauvre type, tu peux le dire.



« MANGE LE POULET AVANT QU'IL TE MANGE. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://there-will-be-blood.forumgratuit.org

L. Penthesilea Delacroix
POUPÉE BRISÉE ϟ j'étais immortelle, car tu m'as donné des ailes

avatar

MESSAGES ⊱ : 94


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Jeu 1 Mar - 12:30

Il a enlevé le couteau. C'était gentil.
Il n'avait pas l'air heureux, en revanche. Il avait l'air.. blasé. Énervé peut-être. Peut-être même à cause de moi. Je n'y pensais plus en un instant et me concentrais sur la fleur, dans ses cheveux. Vraiment, ça lui allait bien, il était mignon. Il avait l'air plus doux, en tout cas. Plus humain.

« Merde, qu'est-ce que tu fais ? »

Quel grossier personnage. D'un coup, il sourit, et s'arrête. Et je pense encore que c'est ma faute. Alors j'enlève la fleur. Je la garde et la fais tourner entre mes doigts, en soupirant. La tête se baisse, les doigts s'agitent nerveusement. La bouche reste close. Pas un « désolée » ni rien du genre comme je l'aurais fais d'habitude. Il n'était pas pareil que les gens de d'habitude. Il était plus.. spécial, original, ou je ne sais pas quoi qui finisse en « -al ». peut-être même un peu.. animal? Bref. Vilmer – enfin, ce type un peu bizarre – n'était pas banal et allait même jusqu'à me faire un peu peur.

« Bien sûr qu'on va s'emmerder. Cet endroit nous fait déjà nous sentir introvertis. Mais si tu montres ta bonne humeur, les gens seront contents. »

Je relevais la tête et le regardais. Non, il ne souriait toujours pas. Il n'avait toujours pas l'air heureux, ni joyeux ou même un peu content. Mais la fin de sa phrase me faisait sourire. J'imaginais qu'il le pensait. Que ça le rendrait heureux, lui, aussi, alors j'ai recommencé à sourire. Plus que tout à l'heure. Ça me faisait plaisir qu'il dise ça – qu'il le pense ou non, j'étais trop cruche pour m'en apercevoir.
Les gens autour s'agitaient. Ils vivaient et bougeaient et couraient et parlaient à une allure folle. C'était comme si nous étions dans une bulle, et que le reste du monde – du monde entier – était pressé. Comme si un petit con avait chopé une télécommande et avait appuyé sur « avance rapide », mais nous avait épargné. Peut-être parce qu'on était différents.
Un peu paumés, c'est vrai.
Carrément paumés.
Comme deux agneaux.
Enfin, je me doutais bien être le seul agneau.
Vilmer n'était qu'un loup.
Un grand. Un grand, et méchant loup.
Qui ne mange pas trois produits laitiers par jour, parce que les jeunes filles sont bien plus goûtues. Même celles qui ne font que s'empiffrer.
Je regardais le loup, dans les yeux. S'il en avait vraiment été un, il n'aurait fait qu'une bouchée de moi. Je remettais la fleur dans mes cheveux après les avoir un peu ébouriffés – simple habitude.
Et enfin la bouche se décida à s'ouvrir, à laisser sortir un son – que dis-je, une symphonie! – trop longtemps étouffé.

« Alors je suppose que je dois sourire, et rire, et comme ça les gens seront heureux. C'est toujours mieux que d'en voir faire la gueule. » Oui, c'est toi que je vise. « Sourire te va bien, tu sais, Loup. » Le « Loup » était sorti tout seul. Mais il était vrai qu'il en avait tout. Il était à la fois rassurant, et effrayant. Curieux mélange. Il était à la fois le Père Noël et le Père Fouettard. Le banal Edward Norton et le Brad Pitt fou et déchainé. C'était David et Goliath dans un même corps – et au final, ça n'avait rien de rassurant. Je sentais que Goliath vaincrait vite David.

« Et puis, tu vois, tu me fais penser que les gens ici sont tous à se cacher pour sympathiser avec le premier venu, et ça me fait chier. »

Je ne disais rien et soupirais. Ça n'était pas gentil. Vraiment, vraiment pas gentil. Je baissais à nouveau la tête – mes attitudes de gamine commençaient à m'énerver, mais je ne pouvais pas les arrêter. Je m'éloignais un peu, déçue. Le grand méchant loup l'était vraiment. Grand, et méchant.
« Si tu n'étais pas venu avec ton couteau, je ne t'aurais jamais parlé. C'est ta faute, au fond, si je te fais chier. »



déjà tout petit j'aimais bien les monstres (...) aujourd'hui encore j'aime bien les monstres; les trucs étranges, orange et qui dérangent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Vilmer B. Cunningham
LE SAINT DU PÉNITENCIER

avatar

MESSAGES ⊱ : 131


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Mer 7 Mar - 21:00

« Mathilda était une jeune fille mûre, jolie et attentionnée. Elle avait dix-sept ans ce jour là. Il faisait jour, oui, mais les volets étaient fermés, on ne voyait absolument rien, juste des rayons de poussière. Elle avait demandé pourquoi à Deryck, il lui avait répondu « je ne sais pas ». C'est pas forcément faux. Deryck ce jour-là avait une soit-disant sacrée fatigue pour laisser la lumière pénétrer les lieux. Ils étaient tous les deux pieds nus dans le salon et un grand fauteuil était prêt à recevoir leurs miettes de chips. Deryck était trop gentil avec elle, il lui avait permis de passer une soirée « amusante » avec lui, il l'avait interdit à tous les autres passants, les jours d'avant.
— Fais comme chez toi. Demain mes parents viennent me voir, tu feras comme d'habitude, comme l'amie que tu es.
Beaucoup trop gentil. Inacceptable. Honnête, vraiment honnête, loin d'imaginer un acte sanglant. »

Bon-sang, Vilmer manque d'imagination.

« Si tu n'étais pas venu avec ton couteau, je ne t'aurais jamais parlé. C'est ta faute, au fond, si je te fais chier. » C'est ce que je me tue à lui répéter : il répond toujours de manière à ce qu'on regrette sa présence. Il est très étrange, on dirait qu'il refuse d'être aimé.

Bravo, elle marque un point. Elle sait se défendre, la jeune fille à la fleur, Monsieur le Pitoyable de devrait pas s'acharner sur plus innocents que lui, non pas parce qu'il est plus malin, mais parce que ceux-là savent donner les bons mots pour répondre aux provocations. Monsieur le Pitoyable suit les pas éloignés de la demoiselle et sourit — lèvres de séducteur, aucun défaut sur ses dents. Ce sourire pourrait être celui d'un homme pardonnable par sa gentillesse soudaine signifiant un « désolé », mais ne croyez pas que c'est ce que veut ce pitoyable ; être désolé, être pardonné, être soumis. Je pense qu'il sourit parce qu'il est étonné, mais aussi pour séduire la jeune fille, la jeune femme, parce que sa vivacité commence à lui plaire, finalement. Enfin, je crois. Non, ce n'est pas un sourire sarcastique.

« Woooh (il sourit toujours, passé du mec sérieux au plaisantin), ce n'est pas moi qui souhaite me cacher pour intriguer les nouvelles venues, à moins que tu espérais voir un autre visage en particulier. Ouais, tes cheveux couleur paille m'ont intrigué, petite, tu es jolie mais pas le genre de femme que je pensais rencontrer tout de suite, dans cet endroit, bon-sang, surtout pas dans cet endroit. Ça fait combien de temps que tu es restée là à planquer ton cul pour m'espionner ? » D'accord, il a maintenant l'air le plus sérieux qu'il puisse avoir maintenant, il commence à faire peur, plus qu'il ne l'a fait avec le couteau de cuisine, parce qu'il change bien trop souvent de ton. De plus, il ne laisse pas le temps à la demoiselle de répondre, il la laisse se ronger les lèvres ou faire les gros yeux ; il aime qu'on l'écoute.

« T'as eu peur en entendant du bruit ou bien... »
La pause se tient là, en cinq secondes seulement, il ne souhaite continuer son interrogatoire que s'il tient un morceau de pomme entre ses dents. Puis il pourra reprendre son souffle.
« Ou bien tu comptais me foutre la frousse ? »
Il prend appui sur sa main posée sur la table de la cuisine en mâchouillant son morceau comme un homme. Qu'est-ce qu'un homme ? Je pense que c'est quelqu'un qui aime faire le malin et ironiser des situations tout en se montrant ferme. Il serait représenté par un rat, une colombe symboliserait la femme. Putain, il ne faut surtout pas que je fume, ça pourrait empirer.


« MANGE LE POULET AVANT QU'IL TE MANGE. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://there-will-be-blood.forumgratuit.org

L. Penthesilea Delacroix
POUPÉE BRISÉE ϟ j'étais immortelle, car tu m'as donné des ailes

avatar

MESSAGES ⊱ : 94


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Sam 17 Mar - 17:58

Il sourit, et il s'arrête de sourire. N'a pas l'air de savoir ce qu'il veut. Vilmer est troublant. Il suit mes pas, et je me retourne. Parce que je n'ai pas vraiment envie de partir. D'être seule. Et d'attendre qu'encore un nouvel inconnu vienne me trouver et me faire la causette.
Et il sourit, vraiment. S'en est troublant. Ses dents sont sans défauts. Et il paraît carnassier, et pourtant si séduisant, envouteur, taquin. Je me devinais rougir légèrement. Allez ma fille, respire. Il ouvre la bouche, et cache sa dentition parfaite.

« Woooh, ce n'est pas moi qui souhaite me cacher pour intriguer les nouvelles venues, à moins que tu espérais voir un autre visage en particulier. Ouais, tes cheveux couleur paille m'ont intrigué, petite, tu es jolie mais pas le genre de femme que je pensais rencontrer tout de suite, dans cet endroit, bon-sang, surtout pas dans cet endroit. Ça fait combien de temps que tu es restée là à planquer ton cul pour m'espionner ? » J'allais lui répondre, mais il ne m'en a pas laissé le temps. Je restais la bouche ouverte, à attendre qu'il ait fini. « T'as eu peur en entendant du bruit ou bien... » Il marquait une pause, toujours trop courte pour que je puisse en placer une, et continue, en bouffant de la pomme. « Ou bien tu comptais me foutre la frousse ? » Je me retournais d'un coup, dos à lui. Soyons réalistes : même avec toute la volonté du monde, j'ai du boulot avant je lui faire peur, je pense. À moins que je ne lui saute dessus et le baise – mais je ne ferais jamais ça. Je soupirais, alors que lui et sa pomme et son couteau dans mon dos pourraient me déchiqueter et me couper comme un vulgaire oignon sans que je ne réagisse. Je croisais les bras, comme une gamine qui boude, et lançais un faible « J'suis pas petite.. ». Là, une grande brune, d'une trentaine d'années – l'âge que je donnais à peu près à Vilmer – s'approcha. Et ouvrait sa bouche sans s'arrêter, pendant une, deux, trois minutes. Et vas-y qu'elle demande comment on s'appelle, si on est frère et sœur ou cousin et cousine ou amis ou quelque chose comme ça, qu'elle ébouriffe mes cheveux. Connasse. Et vas-y qu'elle me sourit, tire mes joues, comme si javais six ans, et m'appelle « petite », elle aussi. Je ne supporte pas ce surnom.
Je me retournais d'un coup, arrachais le couteau des mains de Vilmer sans lui demander son avis, et le brandissais devant la femme – qui aurait bien pu me le reprendre et me massacrer. Un simple surnom peut me mettre dans tous mes états. « TA GUEULE ! » J'agitais le couteau devant son pauvre visage amoché, sans vraiment savoir quoi en faire, espérant que ça la fasse dégager. Je l'observais tourner les talons et s'éloigner suffisamment loin, puis je pivotais vers Vilmer, tenant toujours le couteau. « Quant à toi, je ne suis pas petite ! » J'insistais bien sur le dernier mot, et expirais un coup. Qu'est-ce qu'une gamine haute comme trois pomme doit faire pitié, avec un si grand couteau serré dans sa patte blanche. je prenais sa main, l'ouvrais et y reposais le couteau. Plus calmement, je me décidais à lui répondre. « Je ne me cachais pas, je ne cherchais pas à t'espionner – et évites de parler de mon cul. Je n'espérais voir personne, te rencontrer me va aussi bien qu'en rencontrer un autre. Ensuite, mes cheveux ne sont pas couleur paille. Ils sont juste.. blonds. Je ne pense pas que dire à une femme – même une petite femme – qu'elle a des cheveux de paille, même si ce n'est que la couleur, soit une bonne chose. Mais merci de me trouver jolie – ça fait toujours plaisir. Et je ne vois pas quel genre de femme tu t'attendais à rencontrer. Et pourquoi pas moi, ici ? Tu ne me trouves pas assez grande pour partager le même air que toi ? » Je soupirais. Je m'égarais en parlant, comme toujours. Je décalais un peu la main qu'il avait posée sur la table pour pouvoir y grimper, et gagner quelques centimètres. Je le regardais, m'arrêtais sur ses yeux, cherchais à nouveau un sourire sans rien y trouver. « Oh, et je n'ai jamais peur ! C'était pour, mh, tu vois quoi ! » Je décidais de faire comme si je n'avais pas un peu pété un câble, comme si je n'avais jamais haussé le ton et agité ce couteau devant le petit nez de Vilmer, comme si je n'avais pas rougi à son sourire et été intérieurement effrayée de comment il pourrait réagir.
Je posais mes index sur les coins de sa bouche et les étirais pour dessiner moi-même un sourire. « Tu t'appelles comment, Loup ? »
Lunatique, vous dites ?



déjà tout petit j'aimais bien les monstres (...) aujourd'hui encore j'aime bien les monstres; les trucs étranges, orange et qui dérangent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Vilmer B. Cunningham
LE SAINT DU PÉNITENCIER

avatar

MESSAGES ⊱ : 131


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Ven 30 Mar - 23:17


Cet oiseau est prêt à partir, faudrait savoir. Je ne l'imagine pas revenir aux pattes du loup, ce serait du suicide. Il l'entend murmurer quelque chose qu'il n'a pas envie de savoir, il pense que ça n'a aucune importance. Elle s'est retournée... pour qu'on ne puisse l'entendre ? eh bien, soit. De toute façon, leur conversation — pour ce que c'en est — prend fin lorsqu'une inconnue vient parler à en perdre toute sa salive. Elle prend le relay de monsieur le Pitoyable, mais ça dure plus longtemps. Peut-être devrais-je vous faire lire un passage de ce que Vilmer écrit en cachette, le temps qu'elle réalise qu'on n'a guère besoin d'elle et se décide à partir ?

J'aurais pas dû parler, j'ai raté l'action : une colombe a arraché le couteau d'entre les dents d'un loup. À ce moment-là, j'ai envie de dire à quel point ils pourraient être complémentaires, comme deux bêtes différentes mais qui cherchent la même proie. « TA GUEULE ! » C'est le mot qui fait mal aux oreilles du loup dont la bouche est restée fermée mais le regard s'est foncé. La colombe s'assombrit, son regard devient sanglant.

Ces paroles auront, pour ces trois mois à venir, un bref résultat sur la relation entre la colombe noire et le loup à la gueule baissée.

L'inconnue, que d'ailleurs on n'aura guère envie de savoir ce qu'elle foutait là ni de la connaître, est partie. Le poids de son fessier écrasant ses talons de femme fatale. Écrivain ? mon cul.

« Quant à toi, je ne suis pas petite ! » C'est vrai ou c'est faux ? Je ne le sais toujours pas. Qu'est-ce que t'en penses, Vilmer ? Il reprend le couteau et le dépose aussitôt dans l'évier pour s'en débarrasser ; il n'a plus aucune envie de s'amuser, le changement brusque de couleur de la colombe l'a frappé, l'a mis sur le cul, littéralement. Elle marque un point.

La colombe redevenue blanche commence une espèce de monologue que le loup écoute « à moitié ».
« Je ne me cachais pas, je ne cherchais pas à t'espionner — et évite de parler de mon cul. Je n'espérais voir personne.
Ouais, insère-t-il discrètement pendant qu'elle continue :
Te rencontrer me va aussi bien qu'en rencontrer un autre.
Ouais.
Ensuite, mes cheveux ne sont pas couleur paille.
Ouais.
Ils sont juste... blonds. Ouais Je ne pense pas que dire à une femme qu'elle a des cheveux de paille, même si ce n'est que la couleur, soit une bonne chose. Mais merci de me trouver jolie — ça fait toujours plaisir. Et je ne vois pas quel genre de femme tu t'attendais à rencontrer. Et pourquoi pas moi, ici ? (Ça fait sourire Vilmer) Tu ne me trouves pas assez grande pour partager le même air que toi ? » Elle soupire, souffle un peu comme moi lorsque j'attendais que Vilmer termine son minable questionnaire. Elle devient jolie quand elle sourit.
« Les femmes qui crient s'enlaidissent, tu devrais faire attention, te retenir quand tu es à bout. » Au contraire, je trouva ça charmant ! Elle continue de chercher son regard, comme pour le découvrir d'une autre façon, Peut-être que ce sera la bonne, cette fois-ci. Par pitié pour lui, plus de fleur dans les cheveux.

« Oh, et je n'ai jamais peur ! C'était pour, mh, tu vois quoi ! » Sur ça, Vilmer est obligé de pouffer de rire, mais plus discrètement cette fois-ci.

Il s'assit sur la table, à côté d'elle, pour se mettre à la bonne hauteur — une jeune femme plus grande que lui, non mais...! — quand la colombe cherche par ses propre moyen de faire sourire un loup, c'est beau à imaginer. On pourrait croire qu'une complicité se construit soudainement. Pas si vite.

« Tu t'appelles comment, Loup ? »

« D'abord je disais que je n'imaginais pas te voir dans un endroit pareil parce que beaucoup de personnes semblent débarquer ici avec l'idée d'u club de rencontres en tout genre. Celle qu'est passée par là, j'crois pas qu'elle sache tenir deux phrase, vue la manière précipité dont elle parlait. Je suis direct, et j'aime pas qu'on m'observe en jouant avec moi, c'est tout. Je suppose que je dois me dispenser de devinette ? C'est Peter. Et toi ? » Il a sourit, à sa demande, mais c'en est fini. Sourire éternellement, c'en devient fade. Il se propulse de la table et continue :
« Qu'est-ce que t'en penses, toi ? C'est un endroit tranquille ? Je chercherai de quoi te prouver le contraire. Mes sentiments sont souvent justes. » C'est pourquoi il n'aime pas quand il se sent sous-estimé. Il se dirige vers la porte, lentement puisque ne sachant pas si la colombe le suivra à la recherche de lieux moins... sûrs.


« MANGE LE POULET AVANT QU'IL TE MANGE. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://there-will-be-blood.forumgratuit.org

L. Penthesilea Delacroix
POUPÉE BRISÉE ϟ j'étais immortelle, car tu m'as donné des ailes

avatar

MESSAGES ⊱ : 94


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Sam 31 Mar - 11:59

Je fixais Vilmer sans bouger de là où j'étais. Il n'écoutait pas ce que je disais. Je reconnaissais là n'importe quel homme face à n'importe quelle femme – ils n'écoutent jamais ce que vous dites. Ils attendent que vous ayez fini. La seule raison pour laquelle ils vous demandent comment s'est passée votre journée, c'est pour vous parler de la leur. Vous parler d'eux. Toujours d'eux. Ou de leur voiture. Ou du foot. Ou de bière. Ou de femmes – mais jamais vous.

« Les femmes qui crient s'enlaidissent, tu devrais faire attention, te retenir quand tu es à bout. » Je le fixais brièvement avant de baisser la tête et regarder mes pieds. Il avait raison. Je lâchais un bref « Désolée » et le suivais du regard quand il s'asseyait sur la table, et me répondait. « D'abord je disais que je n'imaginais pas te voir dans un endroit pareil, parce que beaucoup de personnes semblent débarquer ici avec l'idée de club de rencontres en tout genre. Celle qu'est passée par là, j'crois pas qu'elle sache tenir deux phrase, vue la manière précipité dont elle parlait. Je suis direct, et j'aime pas qu'on m'observe en jouant avec moi, c'est tout. Je suppose que je dois me dispenser de devinette ? Moi, c'est Peter. Et toi ? » Je ne le lâchais pas du regard, un peu surprise. Je ne l'imaginais pas comme ça. Il semblait bien plus intelligent que ce que j'avais imaginé. Les apparences sont trompeuses.
Je regardais ledit Peter se propulser de la table, puis continuer à parler. « Qu'est-ce que t'en pense, toi ? C'est un endroit tranquille ? Je chercherai de quoi te prouver le contraire. Mes sentiments sont souvent juste. » « Un endroit tranquille ? Un peu trop, oui. Cet endroit l'est. Ce sont les gens ici qui ne le sont pas. Ils ont tous l'air plus louches les uns que les autres et arrivent même à me faire peur de loin. » Je m'arrêtais et le regardais, de dos. « Mais je ne pense pas qu'il y aura des problèmes. On va juste … s'ennuyer à en mourir pendant trois mois. Cette ambiance ne me donne même pas envie d'écrire. » Je soupirais et le regarder commencer à partir. Il passait déjà la porte, et je m'élançais à sa poursuite. Il y avait finalement quelqu'un qui n'était pas effrayant ici, je ne comptais pas le lâcher de si tôt. « Hé, attends-moi ! » J'attrapais doucement sa manche et la lâchais une fois arrivée à son niveau. Je le regardais, parlant doucement. « Oh, et je m'appelle Bandit. » Je ne savais pas où il comptait aller. Peut-être dans sa chambre et m'en claquer la porte au nez, peut-être au salon, dans le jardin, à la bibliothèque – allez savoir. Il se pourrait également que ledit Peter – ce prénom ne lui allait d'ailleurs pas vraiment – cache un couteau dans sa poche, ou des dents immenses et pointues dans sa petite bouche, et qu'il s'apprête à me découper en tranches et à me manger sans scrupules. Il n'avait sûrement pas écouté quand je lui ai dis que je n'avais pas bon goût. Finalement, le loup que j'avais cru être agneau n'était peut-être qu'ours. Tout cela devenait étrangement compliqué dans ma tête. Dans tous les cas, je préférais suivre le loup, l'agneau ou l'ours qu'il était plutôt que de rester seule ici. Froussarde. Je tournais ma tête vers lui et lâchais un faible « Je ne t'imaginais pas t'appeler Peter. Je vais t'appeler Loup. » Je lui souriais un instant et … oh, un mur.


(chui deg, c'est couuuuuuuuuurt. désolée TT)



déjà tout petit j'aimais bien les monstres (...) aujourd'hui encore j'aime bien les monstres; les trucs étranges, orange et qui dérangent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Vilmer B. Cunningham
LE SAINT DU PÉNITENCIER

avatar

MESSAGES ⊱ : 131


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Sam 14 Avr - 13:56

    Le sang coule lentement à présent, pendant que mademoiselle l'invitée fait les cent pas. Il n'y a rien à faire dans le noir à cette heure-ci, dans cet endroit-là, alors elle doit se demander pourquoi avoir avoué aimer cette idée. Naïve jeune fille. C'est la première fois qu'elle s'imagine aveugle, ses mains s'étalant sur le mur tandis que Deryck reste assis à la regarder chercher le néant. L'habitude lui a donné un sixième sens.
    Elle trébuche. Deux fois. Elle sourit, dans le noir ; c'est un réflexe. Elle tombe finalement la troisième et dernière fois.

    Vous souvenez-vous de ce clou, épais d'un bon centimètre ? Eh bien non, parce j'ai oublié de vous raconter cette histoire. Elle est tellement nulle. Ce clou qui a fait vider le sang de l'orteil de Deryck, celui-ci s'étant dit « faudrait que je m'en occupe, un jour ». Ce clou-là a traversé la peau laiteuse de Mathilda, a parcouru dix centimètre de son avant-bras avant de trancher sa gorge de bas en haut. Mathilda, Deryck le sait très bien, était la seul femme qu'il avait choisie d'épargner, la seule envers qui il n'éprouvait pas un quelconque sentiment de mal-être ou d'obscénité. Elle aurait dû s'approcher de Deryck au lieu de choisir le mur.
    Ce clou-là était magnifique.


Il va passer la porte, en l'écoutant cependant. Elle parle de problèmes, de gens louches, de faire peur, mais ce que retient monsieur le Pitoyable quand il passe la porte, c'est : « Cette ambiance ne me donne même pas envie d'écrire ». Peut-être est-il vexé parce qu'elle n'a pas eu la gentillesse de répondre à sa première question, pourtant la plus simple et la plus évidente. C'est une habitude, chez lui, de poser des questions successivement, et il se torture l'esprit à se dire que telle personne « a intérêt à répondre à toutes ces questions » parce que chaque mot qui sort d'entre ses lèvres ne compte pas pour de la merde à éviter, mais de la merde à essuyer une fois bien étalée.

« Hé, attends-moi ! » lui crie-t-elle en se décidant à le suivre. Elle le rattrape alors que monsieur le Pitoyable ne lui paraît pas assez attentionné par sa présence. Pourtant il a attendu qu'elle le suive, il a pensé que cela serait logique. Une jolie jeune femme, ça accompagne n'importe qui.
« Oh, et je m'appelle Bandit, pense-t-elle à lui répondre enfin.
Bandit ! »
Bandit. Elle est en train de lui payer sa tête ! Ça ne lui va pas.
« Je ne t'imagine pas t'appeler Peter. Je vais t'appeler Loup. » Eh bien ceci fait presque rire le loup, si un loup peut se permettre de rire. Au moins, c'est réciproque. et puis il ne se sentira pas obligé de lui donner son véritable nom. Quoiqu'il est mal barré s'ils sympathisent toujours après plusieurs jours. Une semaine, ça ira, il pourra l'éviter discrètement ensuite, mais après une semaine, cela veut dire qu'il l'aime bien. Alors je lui lance le défi de se cacher à la deuxième semaine, et de tenir bon les deux-trois mois à venir.
Autrement je serai jalouse de ce pitoyable homme.

De toute façon, je vois qu'elle paraît tellement fascinée par Vilmer qu'elle ne manque pas de se cogner à un mur, alors qu'il s'apprêtait à faire demi-tour. Il prend un air halluciné — ce genre de chose arrive plutôt rarement — puis tend gentiment sa main pour finalement attraper son bras et l'aider à se relever.

« Bandit, Bandit... Je suis sûr que ce ne sera pas la dernière fois que je te verrai à terre. » Il la définit dorénavant comme maladroite.

Une fois relevée, il n'attend pas qu'elle ait « repris ses esprit », il continue plutôt son chemin vers la cuisine.

« Ben ! tu viens ? Faut que j'y retourne, j'ai laissé ma pomme (il pouffe). En fait, j'ai la dalle donc peut-être que je vais nous faire chauffer un petit truc. » Il passe aussitôt la porte.

« J'avais l'idée de fouiller cette maison de manière discrète. On peut se distraire à épier les gens ou à les faire chier, à voler leur vêtement quand les nôtres sont sales, à emprunter leurs histoires, à prendre la bouffe pour nous. » Ce dernier sujet le fait rire. Pour l'instant...


« MANGE LE POULET AVANT QU'IL TE MANGE. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://there-will-be-blood.forumgratuit.org

L. Penthesilea Delacroix
POUPÉE BRISÉE ϟ j'étais immortelle, car tu m'as donné des ailes

avatar

MESSAGES ⊱ : 94


KNOW ME
STATUT RP: OPEN
CARNET D'ADRESSES:

MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   Lun 18 Juin - 23:12

Le sol était bas. Oh, si bas. Je frottais plus ou moins énergiquement ma tête de ma patte blanche. Si blanche qu'elle aurait pu être source de lumière dans ce couloir assombri. Je fixais le mur avec un intensité telle dans mes yeux qu'il aurait pu se briser en morceaux. Comme ça. Par magie.
La main de Vilmer apparut de par-dessus ma tête, agrippa mon bras et j'y voyais une intervention divine. La main de Dieu qui vient aider l'Homme quelconque. Un Adam ou une Eve. Second choix en l'occurrence. Dieu m'extirpa de mes pensées et me releva. M'éleva jusqu'au ciel.
J'étais une déesse.

La main de Loup le Dieu était blanche. Froide. Immensément grande. Je la prenais dans la mienne, la tordais et la retordais. Je comparais sa main à la mienne, leur tailles, leur couleurs. La mienne restait toujours plus pâle. Et étrangement petite.
Je relevais la tête vers Loup.

« Ta peau me fait penser à une neige. Poudreuse, dans laquelle on s'enfonce petit à petit. Lentement. Qui vous dévore. Ronge. Brûle. Tue. »

Bandit, oh Bandit. Pourquoi ton regard est-il aussi vide que le désert russe ?
Je serrais sa main dans les miennes puis contre mon cœur en parlant. Puis je la lâchais et partais vers la cuisine. M'asseoir, sur la table. J'apercevais là la pomme du Loup et la croquais un coup. Même mes traces de dents semblaient ne faire que la moitié de celles de Vilmer. L'homme était grand et fort. Il m'écraserait.
… Il me boufferait, ouais !

Dans la cuisine, l'air sentait encore son parfum. L'odeur de son rire un peu gras, de sa voix mielleuse par moments. Un mélange étrange et envoûtant. Même si horrible. Assez puant. Parfum d'homme. Je n'aime pas trop. Je fis rapidement la moue.

« C'est étrange, quand tu dis « nous faire chauffer un petit truc ». C'est comme si nous étions une équipe, un duo ou un couple. »

Quelle drôle d'idée que la dernière. Grossière pensée. Tu es si raffinée. Te retrouver avec un macho dans son genre ? Je t'en prie. Je souriais. Pourquoi pas après tout. Je me mettais même à rire, à pouffer en l'imitant.

« Fouiller cette maison ? Est-ce que tu serais une sorte de raton-laveur qui va fouiller les poubelles ?Déterrer la merde des autres ? Par pitié, ça n'a pas l'air d'être quelque chose de bien utile à ta vie. »

Rabat-joie. Je n'avais jamais eu cette habitude. D'épier les gens. Je veux dire, je les suivais tout au plus pour savoir telle ou telle chose. Je n'avais jamais endossé le rôle d'espionne ou quoi que ce soit du même genre.
Je me penchais vers Vilmer, m'approchant très près, trop, tellement qu'il n'aurait eu qu'à ouvrir la bouche pour me croquer un œil. Je saisissais sa main dans la mienne et jouais avec. Je la tordais, la tournais, la retournais.. Pour finir, je la serrais simplement et bondissais de la table où j'étais. J'ouvrais de grands yeux vers Vilmer, presque tristes.

« Tu viens ? J'ai faim. »

Je continuais de croquer dans la pomme bien rouge sans craindre quelconque poison ou envoûtement. Nous n'étions pas dans un conte de fées, je n'étais pas une princesse et Vilmer était bien loin de l'idée que je me faisais de mon prince charmant.
Je ne lâchais jamais sa main et allais trouver des chocolatines plus grandes encore que les mains de Loup. Je mordais dedans un grand coup, comme si c'était la seule nourriture que j'avais depuis trois bons jours, et m'estimais satisfaite. Je la tendais à Loup en souriant.

Ma tête tournait. Je reprenais en considération l'idée de la pomme empoisonnée. La vilaine sorcière, tout ça. Puis je m'étalais de tout mon long, à moitié parterre et à moitié sur le Loup. Ça m'apprendra à écouter les conneries qu'ils disent à la télévision. Cinq fruits et légumes par jour, mes fesses.



déjà tout petit j'aimais bien les monstres (...) aujourd'hui encore j'aime bien les monstres; les trucs étranges, orange et qui dérangent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥   

Revenir en haut Aller en bas
 

Y a vraiment pas d'autre moyen de rencontrer une belle blonde ? ~ Bandit ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» autre fois impots
» Comment fait on pour avoir constament une photo ou autre ...
» La Normandie... l'autre pays du vin!!
» Le Bulot... une autre image de la Normandie.
» Pétition : Qui d'autre veut pousser le Ministre à agir ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MASTERPIECE :: L'ANCIEN THÉÂTRE :: La Réserve-